Brave, le navigateur qui remplace les pubs par d'autres pubs

Écrit par PUECH Michel le . Publié dans News

navigateur web
 
Brendan Eich ne veut rien de moins que « réparer le Web ». L’inventeur du Javascript et cofondateur de Mozilla, l’organisation à l’origine de Firefox, a lancé mercredi 20 janvier une toute première version d’un nouveau navigateur baptisé Brave. Son objectif : s’attaquer à la pub, ou tout du moins à certaines formes de publicité en ligne, qui collectent des données sur les internautes et ralentissent le chargement des pages Web.

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Ubuntu serait employé par plus d'un milliard d'utilisateurs

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Ubuntu Linux Logo

Plus d’un milliard de personnes utiliseraient des terminaux et des serveurs tournant avec la distribution Linux Ubuntu affirme Dustin Kirkland, chargé d’Ubuntu chez Canonical. Mais tel Monsieur Jourdain faisant de la prose, ils ne le savent pas.

Dustin Kirkland explique que les utilisateurs d'Ubuntu ne sont pas obligés de s’enregistrer pour utiliser Ubuntu, ce qui ne permet pas d'avoir un recueil fiable de données. Et de citer de grands noms qui utilisent la distribution Linux : Wallmart, Netflix, Dropbox, Instagram, PayPal, Pinterest, ou encore Snapchat.

Autre point fort d'Ubuntu, sa présence sur le segment des postes clients, tels les smartphones (BQ et Meizu entre autre), des PC produits par Asus, Dell, HP ou encore Lenovo. A noter que l'on retrouve également Ubuntu dans la Google Car. Côté serveur, les utilisateurs de Docker ont lancé plus de 35,5 millions d'images Ubuntu par exemple. Enfin, 20 millions d’instances uniques Ubuntu auraient été lancées en 2015 sur le cloud.

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Un partenariat indigne des valeurs affichées par l'Éducation nationale

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linux

Lundi 30 novembre 2015, la ministre de l'Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la recherche Najat Vallaud-Belkacem a annoncé la signature d'un partenariat entre Microsoft et son ministère. Les organisations signatrices de ce communiqué dénoncent une collusion d'intérêts : ce partenariat prévoit de présenter une fois de plus aux élèves un logiciel privateur et des formats fermés comme seuls outils incontournables et par voie de conséquence la dépendance comme modèle à adopter. Tout cela tend à renforcer la position dominante de l'entreprise américaine, au détriment des logiciels libres et des formats ouverts, qui pourtant respectent les principes élémentaires de neutralité et d'interopérabilité.

signature nvb microsoft

(Najat vallaud belkacem Ministre de l'Education Nationale et Alain Crozier Président de Microsoft France)

 

Le texte intégral de l'accord, disponible sur le site de l'Éducation Nationale, présente plusieurs axes, dont la formation des enseignants à la maitrise des environnements Microsoft en classe, la mise à disposition d'un écosystème Cloud, d'une plateforme de formation à distance. L'apprentissage du code se fera aussi sous l'égide de l'entreprise américaine. C'est donc une véritable mise sous tutelle de l'informatique à l'école, réalisée de plus sans consultation des acteurs de l'éducation, y compris en interne.

Au sein de cet accord aucune prise en considération du travail des personnels de terrain, des enseignants, des chercheurs n'a été prévue par les parties. Ceux-ci, pourtant les plus au fait des besoins des élèves, de leur administration et des contraintes liées au partage des données dans leurs établissements, ont accumulé un savoir-faire considérable que l'accord prévoit purement et simplement d'ignorer pour « former » les cadres et les enseignants aux technologies qu'ils voudraient imposer. De même, il n'est fait aucun cas de l'appel en faveur des formats ouverts dans l'éducation qui, pourtant, a été soutenu par des associations professionnelles d'enseignants, des syndicats, des entreprises, des individus, mais a été ici mis de côté.

Ce n'est pas la première fois qu'un tel partenariat est signé : déjà en 2005 un accord avait été signé. Mais ce partenariat apparaît d'autant plus navrant qu'il fait suite aux récentes révélations sur l'espionnage facilité par Microsoft et sa politique de collecte d'informations personnelles de l'utilisateur.

Ce partenariat est d'autant plus regrettable qu'il va à l'encontre des objectifs de l'école, et témoigne d'une absence de volonté politique de promouvoir la diffusion et l'appropriation par tous de la connaissance et des savoirs. Une volonté politique affirmée aurait pourtant pu mettre en avant des solutions en logiciel libre, respectueuses des libertés de chacun, des standards ouverts et de l'interopérabilité qui permettent aux élèves de progresser en informatique sans enfermement technologique. Cette proposition fait d'ailleurs partie des plus soutenues de la consultation sur l'avant projet de loi « République Numérique» d'Axelle Lemaire . L'école va devenir une fabrique d'inégalité, l'argent servant par la suite de discriminant dans le choix des logiciels et des services.

Fin 2011, François Hollande avait fait de la jeunesse la « la grande cause de l'élection présidentielle »1. Visiblement, une nouvelle fois, la jeunesse et la formation des esprits sont sacrifiées au profit d'intérêts économiques de grandes firmes américaines.

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Logiciel libre : le gouvernement recule

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Présenté fin septembre, le projet de loi pour la République numérique d’Axelle Lemaire a fait l’objet d’une consultation publique durant trois semaines. La procédure est inédite et elle a connu un franc succès en terme de participation : 8  500 commentaires et contributions ont été déposés sur le site par quelque 21 000 personnes. L’ambition affichée de cette consultation était d’améliorer la loi grâce aux propositions des internautes. Mais la promesse de « co-rédaction » de la loi lancée par Axelle Lemaire a vite trouvé ses limites. Sur les dix propositions de nouveaux articles les plus plébiscitées, bien peu ont finalement été intégrées dans le texte dévoilé le 6 novembre.